Gaël Chaunut, quel est votre parcours pour devenir tonnelier ?
J’ai fait un CAP de tonnelier à Beaune de 2000 à 2002, puis j’ai continué chez Les Compagnons du Devoir pour un apprentissage en menuiserie. J’ai fait mon alternance à la Tonnellerie de Champagne-Ardenne, chez qui je suis resté 17 ans.
C’est un parcours classique de faire de la menuiserie quand on souhaite devenir tonnelier ?
Non, c’est un petit plus que je voulais acquérir. À la période où je suis arrivée à la tonnellerie de Champagne Ardenne, il n’y avait pas assez de travail en tonnellerie j’ai donc élargi mes compétences.
En quoi consiste le métier de tonnelier ?
Le métier de "charpentier de tonneau" comme on disait autrefois, consiste à fabriquer des fûts pour l’élevage des vins. Si le process de fabrication d’un fût repose sur des étapes communes, il restent choix techniques qui nous sont propres chez Bollinger, et qui font toute la différence à l’instant de la dégustation. Ici, nous avons très peu de fûts neufs puisque nous ne cherchons pas à boiser les vins. Nous favorisons le développement d’arômes d’une grande finesse, et qui, par l’apport de la micro-oxygénation, confère au vin une très grande capacité de vieillissement. Le bois est perméable à l’air et imperméable au vin. Un fût neuf et un fût déjà utilisé ne va pas laisser passer la même quantité et qualité d’oxygène. Pour le peu de fûts neufs que nous concevons, nous utilisons le bois de la forêt familiale de Cuis.





